L’association QuotaClimat
QuotaClimat est financé par plusieurs fondations et fonds de dotation privés (notamment la Fondation de France, Enowe, Domorrow, Léa Nature ou encore 1% for the Planet), ainsi que par des financements obtenus dans le cadre d’appels à projets publics.
Nous sommes notamment lauréats, aux côtés de nos partenaires, de plusieurs programmes soutenant notre activité de production et d’analyse de données, portés par des acteurs publics tels que l’ADEME, le programme France 2030 ou encore le Ministère fédéral belge de la Santé et de l’Environnement.
L’ensemble de nos comptes annuels ainsi que la liste complète de nos financeurs sont disponibles sur notre site internet.
Non. QuotaClimat reçoit ponctuellement des financements provenant d’acteurs du secteur des énergies renouvelables, mais ceux-ci représentent une part très minoritaire de notre budget (moins de 5 % du budget annuel).
Ces financements ne font l’objet d’aucune contrepartie et n’ont aucun impact sur notre ligne éditoriale : nous maintenons une indépendance stricte vis-à-vis de l’ensemble de nos financeurs. Nous veillons précisément à diversifier nos sources de financement, afin de ne pas dépendre économiquement d’une entreprise ou d’un secteur d’activité particulier.
Par ailleurs, nous travaillons actuellement à l’élaboration d’une charte de financement, qui visera à formaliser nos principes et à renforcer la transparence de nos pratiques en la matière.
L’équipe de QuotaClimat rassemble des profils issus de formations et d’expériences variées. La plupart de ses membres ont suivi, au cours de leurs études ou de leurs parcours professionnels, des enseignements ou formations consacrés aux enjeux climatiques et disposent de compétences solides en matière de politiques publiques du climat.
Plusieurs membres de l’équipe sont ingénieurs, dont trois salariés diplômés de Polytechnique.
QuotaClimat s’associe avec de nombreux chercheurs et scientifiques lorsque c’est nécessaire, et a récemment inauguré un comité scientifique composé de six personnalités reconnues pour leur expertise en matière de climatologie, biologie, sciences politiques, droit, décarbonation et mathématiques.
L’association QuotaClimat œuvre, au quotidien, à comprendre le métier de journaliste, les contraintes qui se posent au secteur, et les rouages de la fabrique éditoriale.
Ses salariés échangent au quotidien avec journalistes, directions de médias et experts de l’information – souvent à leur demande.
Les données produites par nos outils sont systématiquement présentées avant publication aux médias et journalistes analysés, pour recueillir leurs retours méthodologiques et questionnements.
Sans être journalistes, nous sommes donc au plus proche du secteur.
QuotaClimat n’est pas affilié politiquement. Ses dirigeants ne le sont pas non plus.
Dans le cadre de ses actions de plaidoyer, les membres de l’association sont amenés à échanger avec des représentants politiques d’une diversité de bords allant de la gauche à la droite : en témoigne la proposition de loi soutenue par l’association et co-signée par 88 parlementaires de 8 groupes politiques.
Composé d’experts reconnus issus de disciplines variées, il a une vocation consultative. Il se réunit trois fois par an afin d’apporter un regard indépendant et pluridisciplinaire sur nos travaux, tant sur la stratégie que sur les méthodes.
Sa mission principale consiste à garantir la rigueur scientifique de nos analyses et à contribuer à l’amélioration continue de nos méthodologies. Découvrir notre comité scientifique.
Non, nous sommes une association reconnue d’intérêt général qui agit pour un meilleur traitement des enjeux écologiques dans les médias, mais nous ne sommes pas un média en tant que tel.
L’action de QuotaClimat
QuotaClimat demande un meilleur traitement médiatique des enjeux écologiques en termes de quantité, mais aussi de qualité.
Nous défendons le droit à l’information, et ce qui en découle : liberté d’opinion, liberté d’expression, intégrité des scrutins en période électorale, fonctionnement sain de la démocratie.
En parallèle de nos interpellations auprès des médias, nous menons des actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics et des responsables politiques :
- En France : nous avons co-initié une proposition de loi avec l’Institut Rousseau, portée par le député Stéphane Delautrette et soutenue par près de 100 députés de 8 bords politiques. Elle vise notamment à préciser et renforcer les missions de l’Arcom en matière de défense de l’environnement ou à institutionnaliser l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie, en le rattachant à l’Arcom ou à l’INA par exemple. Découvrez toutes nos propositions.
- En Europe : nous agissons pour reconnaître une définition officielle de la désinformation climatique, pour sa reconnaissance en tant que risque systémique, et donc prioritaire, au sein du règlement sur les services numériques (DSA). Découvrez toutes nos propositions.
- A l’international : nous soutenons l’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique et invitons les Etats à signer la Déclaration mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique. Nous plaidons aussi pour que la signature de cette Déclaration se traduise en engagements nationaux contraignants.
La proposition fondatrice de l’association, et qui lui donne son nom, est l’instauration d’un quota de temps dédié aux enjeux environnementaux dans les médias en période électorale.
Cette mesure répond à une carence quantitative d’information environnementale dans les médias. Cela porte préjudice à la capacité des électeurs à se former une opinion éclairée, et à la capacité des décideurs à monter en connaissance et en ambition sur le sujet.
Cette proposition est désormais l’une des mesures que nous défendons, parmi d’autres (voir la question précédente).
Au sujet du quota, nous vous invitons à lire cet article, dédié à l’explication de cette proposition en particulier.
Nous ne réalisons pas de signalements à l’Arcom “en cascade”.
Seules 26 saisines ont été effectuées en presque 4 ans d’existence, dont 5 depuis début 2025 parmi les 665 cas de mésinformation climatique que nous avons détectés. Parmi ces saisines, 7 ont donné lieu à des sanctions inédites de la part de l’Arcom.
L’Arcom nous a par ailleurs confirmé ne pas juger ce nombre excessif.
Oui, car aujourd’hui les dispositions législatives en vigueur ne fournissent pas à l’Arcom un cadre suffisant pour inciter les médias audiovisuels à délivrer une information de qualité sur les enjeux écologiques, conformément au droit d’accès aux informations relatives à l’environnement (article 7 de la Charte de l’environnement).
La proposition de loi que nous avons co-initiée avec l’Institut Rousseau clarifie et renforce la mission de l’Arcom en matière de protection de l’environnement, en :
- intégrant les enjeux environnementaux à la déontologie des médias,
- assurant un traitement adapté en qualité et quantité lors des campagnes électorales,
- renforçant la vigilance contre la diffusion de fausses informations sur les questions écologiques.
Aujourd’hui, les médias traditionnels sont la source privilégiée d’information sur les crises environnementales (sondage La Croix-Verian 2025), et sont la deuxième source d’information la plus digne de confiance après les proches.
Il est par ailleurs académiquement démontré que la mise à l’agenda médiatique possède un fort effet prescripteur sur le débat public et l’action politique : « Les médias jouent un rôle clé dans la compréhension et la volonté d’agir du public face au changement climatique » (rapport du GIEC 2022).
Les réseaux sociaux sont une source d’information croissante, mais restent moins prescripteurs.
Par ailleurs, les médias traditionnels y occupent de l’espace : l’information factuelle qui y circule provient beaucoup des médias, avec un effet « vu à la télévision » ou « entendu à la radio » qui procure une crédibilité plus forte à cet émetteur en particulier, y compris en ligne.
Enfin, plusieurs de nos partenaires travaillent sur l’analyse des contenus en ligne, et nous échangeons étroitement avec eux pour croiser nos observations et analyses au quotidien.
Non, au contraire, nous souhaitons encourager le débat, mais fondé sur des informations fiables et factuelles.
Aucune des mesures que nous défendons ne vise à censurer des intervenants ou à restreindre la liberté d’expression. Ce que nous défendons c’est la remise en contexte des prises de parole qui divergent du consensus scientifique le cas échéant.
L’objectif est simple : permettre un débat pluraliste et éclairé, dans lequel les citoyens disposent d’informations fiables pour se forger leur opinion.
Lutter contre la désinformation est, au contraire, l’une des condition conditions de la liberté d’expression : sans faits fiables, il n’existe pas de débat éclairé ni de liberté d’opinion. Il s’agit de protéger le droit du public à une information rigoureuse, sur une base factuelle commune.
Cette démarche s’inscrit dans un cadre déjà existant. En France, la liberté d’expression coexiste avec des règles qui encadrent la pratique journalistique (lois de 1881 et 1986), ainsi que des instances de régulation et d’autorégulation comme l’Arcom ou le Conseil de déontologie journalistique.
Notre approche s’inscrit dans cet équilibre : défendre la liberté d’expression tout en veillant au respect des obligations des médias (pluralisme, rigueur, honnêteté, diversité des points de vue). Un principe partagé également à l’échelle européenne.
Notre action vise précisément à favoriser le débat médiatique autour des incertitudes scientifiques, politiques et sociales entourant la transition écologique.
Il est toutefois important, lorsqu’un consensus scientifique émerge, de le traiter comme tel : non pas en interdisant la parole des dissidents, mais en la recontextualisant comme marginale et en rappelant l’existence d’un consensus.
La méthodologie de QuotaClimat
L’OME et QuotaClimat sont des entités différentes. QuotaClimat est une association indépendante, possédant un mode d’action en trois piliers : interpellations, production de données, plaidoyer.
L’association a co-fondé l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie aux côtés de plusieurs partenaires associatifs (Data For Good, Expertises Climat, Plus de climat dans les médias) et privés (eleven strategy, Mediatree). D’autres partenaires l’ont ensuite rejoint, comme l’association Éclaircies. Le projet est soutenu par l’Ademe, les ministères de la Culture, de la Transition écologique et de l’Économie et des finances.
L’OME produit des données qui sont ensuite utilisées par les associations qui l’animent, de manière différente. QuotaClimat s’en sert notamment pour ses actions d’interpellation et de plaidoyer.
L’OME a développé une méthodologie soumise à un comité d’experts pour garantir la démarche scientifique. Comme toute démarche, elle comporte des limites, qui sont elles aussi rendues transparentes.
Ce comité d’experts intervient à titre consultatif aux côtés des membres de l’association. Réuni en plénière trois fois par an, il peut également être sollicité sur des questions méthodologiques ou stratégiques. S’il ne garantit pas une neutralité totale, son rôle contribue à renforcer la rigueur scientifique et à limiter les biais, afin d’assurer un traitement équitable entre les médias.
Cette méthodologie est consultable ici.
Nous faisons la distinction entre :
- La désinformation climatique définie comme un discours faux ou trompeur et à haut risque d’induire le public en erreur sur des faits avérés par l’état des connaissances scientifiques à propos du changement climatique et de l’action climatique concernant les mesures d’atténuation et d’adaptation telles qu’établies par le GIEC.
- La mésinformation climatique, qui se distingue par l’absence de volonté démontrée du locuteur de nuire, pouvant donc relever de l’erreur, ou de la perméabilité à des récits trompeurs.
Cette distinction nous amène à parler de cas de mésinformation, lorsqu’un cas isolé est détecté dans un contenu audiovisuel, et de narratif de désinformation, lorsqu’un ensemble de cas s’apparentant à un même récit sont détectés de manière répétée. En effet, la récurrence constitue un faisceau d’indices pointant vers l’intentionnalité.
La détection repose sur un modèle de langage, complété par une vérification humaine assurée par les fact-checkers de Science Feedback. Chaque cas est ensuite évalué par des pairs, afin d’assurer la fiabilité de la démarche. Consulter la méthodologie ici.
Les narratifs de désinformation que nous avons identifiés regroupent des affirmations récurrentes qui circulent dans l’espace médiatique et qui sont fausses, trompeuses ou infondées sur le plan factuel. Présentées comme des informations, elles sont susceptibles d’induire le public en erreur : c’est ce que nous qualifions de cas de mésinformation climatique, conformément aux standards déontologiques en vigueur.
Afin de distinguer clairement ce qui relève du débat public – légitime et nécessaire – de ce qui relève de la désinformation, chacune de ces affirmations est vérifiée manuellement par notre partenaire Science Feedback.
Cette organisation est membre du réseau européen de fact-checking European Fact-Checking Standard Network, et du International Fact-Checking Network, assurant du respect des plus hauts standards déontologiques de la profession.
Son équipe est composée de journalistes scientifiques et d’investigation spécialisés dans les enjeux climatiques et sanitaires.
Le recrutement de Science Feedback est strict : il exclue les candidats encartés dans un parti politique ou une organisation partisane. L’association n’est donc pas composée de militants.